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Lundi, avril 20, 2026

Accusé de viol sur une mineure de 13 ans, un chauffeur acquitté au bénéfice du doute

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a acquitté, ce mardi, le chauffeur S. Badiane dans l’affaire de viol, pédophilie et détournement de mineure qui l’opposait à la jeune R. Ndiaye, âgée de 13 ans. L’acquittement a été prononcé au bénéfice du doute, rapporte Seneweb.

Le prévenu avait comparu devant la juridiction le 10 mars 2026 pour des faits présumés remontant à novembre 2023 à Pout. Selon les éléments du dossier, la jeune R. Ndiaye avait été confiée à la mère du prévenu, les deux familles partageant le même domicile.

L’affaire a éclaté lorsque la mineure a pris la fuite en apercevant S. Badiane s’approcher d’elle. Intrigué par cette réaction, son frère l’a interrogée, poussant l’adolescente à révéler que le chauffeur abusait sexuellement d’elle.

Informé de la situation, le père de la victime présumée a conduit sa fille au poste de santé pour un examen médical. Le certificat délivré à l’issue de la consultation indiquait que la mineure avait déjà eu des rapports sexuels. Une plainte a ensuite été déposée, conduisant à l’interpellation de l’accusé.
À la barre, S. Badiane a rejeté catégoriquement les accusations portées contre lui. Il a soutenu que les déclarations de la jeune fille étaient mensongères et qu’elle aurait été incitée à tenir ces propos.

De son côté, la partie civile est restée ferme dans ses accusations. R. Ndiaye a affirmé devant la chambre criminelle que le prévenu l’avait violée à trois reprises, notamment dans un bâtiment inachevé et dans sa chambre. Elle a également déclaré qu’après chaque rapport, l’accusé lui interdisait d’en parler sous peine de représailles, malgré les douleurs qu’elle disait ressentir.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a souligné que, depuis l’ouverture de la procédure, le prévenu n’avait cessé de nier les faits tandis que la partie civile maintenait ses accusations. Toutefois, il a estimé que celles-ci reposaient essentiellement sur des déclarations, en l’absence de preuves matérielles irréfutables ou de témoins directs.
Considérant que ces éléments laissaient subsister un doute raisonnable, le parquet a requis l’acquittement du prévenu au bénéfice du doute.

La défense, assurée par Me Ayi et Me Faty, a salué la position du ministère public, estimant que le procureur avait fait preuve de rigueur en sollicitant l’élargissement de leur client.

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