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La BERD et l’UE ont étendu un programme de garantie de 70 millions d’euros pour soutenir les investissements verts en Afrique subsaharienne.
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L’initiative cible les projets énergétiques, les industries à forte intensité de carbone et les chaînes de valeur des minéraux critiques.
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Cette décision intervient alors que la BERD étend sa présence dans la région avec de nouvelles opérations au Nigeria et au Sénégal.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Union européenne (UE) intensifient leur coopération en Afrique subsaharienne avec une extension de 70 millions d’euros du programme de garantie FEDD+ High-Barrier (Hi-Bar) pour soutenir les investissements verts dans la région. L’annonce a été faite dans un communiqué commun publié mardi 7 juillet.
Selon Mark Bowman, vice-président de la BERD chargé des politiques et des partenariats, soutenir les investissements climatiques dans le secteur de l’énergie et les industries à forte intensité de carbone est essentiel pour bâtir des économies résilientes et à faibles émissions de carbone.
L’installation élargie ciblera des projets dans le secteur de l’énergie, les industries à forte intensité de carbone et les chaînes de valeur des minéraux critiques. La BERD a déclaré qu’il s’agissait de sa première opération en Afrique subsaharienne soutenue par un mécanisme de garantie de l’UE, conçue pour débloquer des financements pour des projets considérés comme trop risqués par les prêteurs conventionnels mais essentiels à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
Le mécanisme Hi-Bar a été initialement lancé en mars 2024 avec des garanties de l’UE pouvant atteindre 168 millions d’euros. Son extension à l’Afrique subsaharienne vise à soutenir les technologies climatiques qui restent sous-développées ou difficiles à financer sur de nombreux marchés. La BERD n’a pas encore identifié les pays bénéficiaires, les projets spécifiques ou le volume total des investissements attendus dans le cadre du programme élargi.
Cette annonce intervient alors que la BERD renforce son empreinte dans la région. Le 6 juillet, la banque a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à Lagos, au Nigeria, pour soutenir les entreprises, améliorer la compétitivité et favoriser une économie plus résiliente.
Le lendemain, elle annonçait la première visite officielle de la présidente Odile Renaud-Basso au Sénégal, où la banque envisage d’ouvrir un bureau à Dakar et de signer ses premiers accords d’investissement dans le secteur privé. Le Nigeria et le Sénégal sont tous deux devenus actionnaires et pays d’opération de la BERD en 2025.
Notre @OdileRenaud se rendra au Sénégal cette semaine – sa première visite officielle dans le pays.
Elle ouvrira un bureau à Dakar – notre premier bureau dans le pays – établissant une présence permanente pour soutenir les investissements et le dialogue politique au Sénégal. https://t.co/7PTxRRd8QZ pic.twitter.com/d4M5IkK2CX
– La BERD (@BERD) 7 juillet 2026
Pour la BERD, le défi consiste désormais à traduire ces garanties en projets bancables dans une région où le risque d’investissement élevé reste l’un des principaux obstacles au financement des infrastructures vertes nécessaires pour élargir l’accès à l’électricité et renforcer la résilience industrielle.
Abdoullah Diop

