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Jeudi, juillet 16, 2026

Diabète de l’enfant : le nombre de cas suivis passe de 250 à plus de 1 700

SENEGAL-SANTE

Dakar, 16 juil (APS) – Les cas d’enfants suivis en diabétologie sont passés de 250 en 2018 à plus de 1 736 actuellement sur toute l’étendue du territoire national, grâce au renforcement du dépistage et à la décentralisation de la prise en charge, a déclaré, jeudi, le professeur Babacar Niang, président du comité scientifique du congrès conjoint de la Société sénégalaise de pédiatrie (SOSEPED) et de la Société africaine d’endocrinologie pédiatrique.

“En 2018, nous ne comptabilisions que 250 enfants vivant avec le diabète. Aujourd’hui, ils sont plus de 1 736 à être suivis. Cela signifie que de nombreux enfants souffraient de cette maladie sans être diagnostiqués”, a-t-il souligné.

Il présentait les principaux enseignements du 12e congrès national de la SOSEPED, couplé au 17e congrès de la Société africaine d’endocrinologie pédiatrique, qui se tient du 15 au 17 juillet à Dakar.

Le thème de cette rencontre porte sur “Endocrinologie, diabétologie et pédiatrie générale : enjeux actuels et défis futurs pour la santé des enfants africains”.

Selon le pédiatre, par ailleurs président du comité scientifique du congrès, cette hausse ne traduit pas une augmentation de la maladie, mais une amélioration du diagnostic d’enfants qui échappaient jusque-là au système de santé.

Citant des données d’études récentes, il a toutefois signalé qu’au Sénégal, deux enfants diabétiques sur trois ne sont toujours pas diagnostiqués, faute de professionnels suffisamment formés et d’un accès précoce aux soins spécialisés.

D’un seul endocrinologue pédiatre, le Sénégal en compte maintenant sept

L’universitaire a également rappelé que le diabète de l’enfant constitue une urgence médicale, soulignant que sans diagnostic et sans traitement, l’enfant diabétique ne peut pas survivre.

Il a ainsi salué l’appui du ministère de la Santé et des partenaires qui a permis de renforcer la prise en charge à travers le pays.

Le spécialiste a également évoqué d’autres maladies endocriniennes touchant les enfants, notamment les troubles de la croissance, les maladies de la thyroïde, les anomalies de la puberté et les troubles du développement génital, qui nécessitent une prise en charge spécifique dès le plus jeune âge.

Sur le plan des ressources humaines, le Sénégal enregistre également des progrès, selon le président du comité scientifique du congrès de la Société sénégalaise de pédiatrie.

“Le pays ne comptait qu’un seul endocrinologue pédiatre il y a une quinzaine d’années”, a renseigné le professeur Babacar Niang, se félicitant de ce que le pays dispose désormais “d’une équipe de sept spécialistes”, dont des praticiens déjà en exercice et des médecins actuellement en formation grâce au master d’endocrinologie pédiatrique de l’Universitaire Cheikh Anta Diop de Dakar ouvert aux pays d’Afrique francophone.

“L’objectif est de doter progressivement chacune des 14 régions du pays d’au moins un endocrinologue pédiatre et de services équipés, afin d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des maladies endocriniennes de l’enfant”, a-t-il indiqué.

NSS/ABB/HB/BK

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