Les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne ont été au cœur des discussions, ce jeudi, lors des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). À cette occasion, la situation du Sénégal a été évoquée, notamment lors du briefing animé par le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie.
Interrogé sur l’état des discussions avec Dakar, le responsable du FMI a fait état d’échanges « très constructifs » avec les autorités sénégalaises, y compris au cours de cette semaine. Il a particulièrement salué leur démarche concernant la question de la dette publique.
« Le gouvernement nous a alertés très rapidement et a déployé des efforts considérables pour recenser la totalité du misreporting. Il a partagé ces évaluations avec nous et s’est efforcé d’identifier les causes profondes des dysfonctionnements et les problèmes systémiques. Nous lui en sommes reconnaissants. Il n’y a donc aucun problème de transparence concernant la dette publique, etc. Bien au contraire », a déclaré Abebe Aemro Selassie face à la presse.
Le directeur du département Afrique du FMI a également mis en avant l’attitude des nouvelles autorités, qu’il juge marquée par une « franchise » et une « transparence exceptionnelles ». Toutefois, il a rappelé que ces dernières doivent faire face à un héritage financier lourd.
« Cette administration a fait preuve d’une franchise et d’une transparence exceptionnelles, et nous l’en félicitons. Elle a cependant hérité d’une dette considérable, et la question est maintenant de savoir comment y faire face et quelle est la meilleure façon de la gérer », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il est à noter qu’Abebe Aemro Selassie quittera ses fonctions à la tête du département Afrique du FMI à partir du 1er mai 2026, pour faire valoir ses droits à la retraite. Il sera remplacé par Zeine Zeidane, actuellement directeur adjoint du département Moyen-Orient et Asie centrale, où il supervisait notamment les relations du FMI avec les pays du Golfe.

