Les frappes israéliennes se poursuivent, avec plus de 2 600 morts depuis le 2 mars, malgré le cessez-le-feu en cours.
Publié le 1 mai 2026
Au moins 12 personnes ont été tuées, dont un enfant, dans le sud du Liban, alors qu’Israël poursuit ses frappes malgré un cessez-le-feu.
Les forces israéliennes ont tué au moins huit personnes vendredi à Habboush, dans le district de Nabatieh, et en ont blessé au moins huit autres, dont un autre enfant et une femme.
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La Défense civile libanaise a fouillé les décombres de « la série de frappes aériennes massives qui ont détruit un quartier résidentiel », a rapporté Obaida Hitto d’Al Jazeera depuis la ville de Tyr, au sud du Liban. « Les images qui en sortent sont vraiment dramatiques, avec des bâtiments complètement aplatis. »
« Nous continuons de constater ce même type de stratégie dans tout le pays », a ajouté Hitto. « Des frappes ont eu lieu aujourd’hui qui ont tué et blessé de nombreuses autres personnes dans au moins six autres localités du sud du Liban, notamment des femmes et des enfants. »
Quatre autres personnes auraient été tuées dans d’autres attaques près de Tyr et de Nabatieh, a rapporté l’Agence nationale de presse du pays. Israël a également démoli vendredi des maisons, un couvent et une école.
Israël a émis vendredi un ordre d’évacuation forcée aux habitants de Habboush, situé au nord du fleuve Litani. Le porte-parole de l’armée en langue arabe, Avichay Adraee, a demandé aux gens de s’éloigner immédiatement d’au moins 1 000 mètres dans un message publié sur les réseaux sociaux avant que les frappes ne frappent le village. Il a également attaqué la ville la veille sans donner aucun avertissement.
Au moins 28 personnes auraient été tuées jeudi au Liban.
Israël a affirmé que ses attaques visaient le groupe libanais pro-iranien Hezbollah, mais une grande partie des personnes tuées étaient des civils.
Le Hezbollah a poursuivi ses attaques contre les forces et les véhicules israéliens au Liban, affirmant avoir ciblé un char Merkava et d’autres véhicules, ainsi que des soldats à Sour. Israël continue d’occuper certaines parties du sud du Liban, qu’il appelle une zone tampon.
Le Centre des opérations d’urgence du ministère libanais de la Santé publique a rapporté vendredi que 2 618 personnes ont été tuées et 8 094 blessées depuis le début des hostilités le 2 mars. Le nombre de morts continue de grimper malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis, annoncé le 17 avril et prolongé jusqu’au 17 mai.
Israël et le Hezbollah ont commencé à s’attaquer à la suite du début de la guerre génocidaire israélienne contre Gaza en octobre 2023, avant qu’Israël n’intensifie ses attaques en septembre 2024, tuant le leader de longue date du mouvement, Hassan Nasrallah.
Un cessez-le-feu a suivi en novembre 2024, violé par Israël plus de 10 000 fois. Le Hezbollah a recommencé à attaquer Israël le 2 mars, après l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, par les États-Unis et Israël.

