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Mardi, mars 3, 2026
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Maurice fait face à un besoin d’investissement climatique de 5,6 milliards de dollars sur 25 ans, selon la Banque mondiale

  • La Banque mondiale affirme que Maurice a besoin de 5,6 milliards de dollars de financement climatique

  • L’investissement équivaut à 2,3 % du PIB par an jusqu’en 2030

  • Un rapport recommande des réformes et des capitaux privés pour combler le déficit de 213 millions de dollars

Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années pour soutenir son développement tout en luttant contre le changement climatique, selon un rapport de la Banque mondiale sur le climat et le développement publié le 18 février.

Le total comprend 4,2 milliards de dollars pour les mesures d’atténuation et d’adaptation et 1,4 milliard de dollars pour les réformes économiques.

L’investissement équivaut à 2,3 % du PIB par an jusqu’en 2030 et à 0,9 % par an au cours des deux décennies suivantes. La Banque mondiale prévient que le coût de l’inaction serait plus élevé, estimant des pertes potentielles pouvant atteindre 4 % du PIB d’ici 2050.

Maurice ne contribue qu’à hauteur de 0,01 % aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais est fortement exposée aux risques climatiques, notamment l’augmentation du niveau de la mer et des températures, ainsi que des vagues de chaleur, des sécheresses et des cyclones intenses plus fréquents.

Un tiers de la population vit le long de la côte et l’économie dépend largement du tourisme et de la pêche. Le rapport indique que l’investissement proposé renforcerait la résilience climatique et débloquerait des opportunités de croissance durable.

Focus sur les réformes structurelles

Pour réduire l’exposition et la vulnérabilité, la Banque mondiale appelle à des réformes structurelles. Les mesures recommandées comprennent des investissements dans la protection des côtes, des systèmes de réduction des risques de catastrophe, des programmes de protection sociale élargis et des réformes visant à améliorer la durabilité de l’eau.

Les infrastructures vieillissantes et inadéquates ne captent que 8 % des précipitations annuelles. Sur cette quantité, 61 % sont perdus avant d’atteindre les utilisateurs et sont classés comme eaux non facturées. Résultat, à peine 3 % des précipitations totales sont effectivement utilisées. Sans réforme, Maurice devrait passer du stress hydrique à une véritable pénurie d’eau d’ici 2030, prévient le rapport.

La Banque mondiale exhorte également les décideurs politiques à donner la priorité aux secteurs à fort impact tels que le tourisme durable, y compris la diversification à l’intérieur des terres, l’économie bleue à travers le soutien à la pêche durable et les énergies renouvelables.

Alors que le gouvernement vise à produire 60 % de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2035, le rapport estime que près de 373 millions de dollars d’investissements supplémentaires seront nécessaires d’ici 2030. Avec un espace budgétaire limité et une dette publique à 88,5 % du PIB en juin 2025, le secteur privé devra jouer un rôle plus important.

Le déficit de financement annuel est estimé à 213 millions de dollars. Les fonds publics devraient servir de catalyseur pour mobiliser les capitaux privés, a déclaré la Banque mondiale. Les banques locales, les assureurs, les fonds de pension et les paiements pour les services écosystémiques pourraient contribuer à combler ce fossé, à condition que le gouvernement prenne des mesures pour réduire les risques d’investissement.

Espoir Olodo

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