Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, a annoncé que Pyongyang était en train d’équiper sa marine d’armes nucléaires, alors qu’il supervisait cette semaine les essais d’un destroyer présenté comme ultramoderne, selon les médias d’État jeudi. « L’armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante », a déclaré Kim Jong Un, cité par l’agence officielle KCNA, se félicitant d’« un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n’avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle ».
Ces essais ont inclus le lancement d’un missile de croisière mer-sol et sont survenus peu après le congrès quinquennal du Parti communiste nord-coréen, au cours duquel Kim Jong Un a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement du potentiel militaire du pays, doté de l’arme nucléaire, et a promis de répondre avec force à toute menace.
Les tests ont également eu lieu dans le contexte du déclenchement par les États-Unis et Israël d’une guerre contre l’Iran, visant notamment à détruire son programme nucléaire, ses missiles et sa marine. Mardi, Kim Jong Un a inspecté un navire de la classe « Choe Hyon », l’un des deux destroyers de 5.000 tonnes achevés en 2025 dans le cadre du renforcement des capacités navales du pays. Le lendemain, il a supervisé le tir d’un missile, qualifié de « réussi » par KCNA. Un troisième destroyer est actuellement en construction.
Pyongyang avait précédemment indiqué que le Choe Hyon était équipé des « armes les plus puissantes ». Selon certains analystes, le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, bien que la Corée du Nord n’ait pas encore démontré la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.
La semaine dernière, Pyongyang a qualifié l’intervention des États-Unis et d’Israël contre l’Iran d’« acte d’agression illégal », dénonçant ce qu’elle considère comme la nature « de voyou » de Washington. Pour Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes, les essais du destroyer constituent une « démonstration de force » dans le contexte de la situation en Iran et à l’approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis.



