Après la finale controversée de Rabat – au cours de laquelle l’attaquant marocain et du Real Madrid Brahim Diaz a raté un penalty de Panenka pour remporter le match à la 114e minute – la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a immédiatement déposé une plainte auprès de la Caf et de la Fifa, affirmant que la sortie du terrain du Sénégal « affectait grandement le déroulement normal du match et le moral des joueurs ».
La commission disciplinaire de la Caf a initialement rejeté cet appel, mais a plutôt imposé des sanctions aux deux parties, notamment une suspension de cinq matches contre l’entraîneur-chef du Sénégal, Pape Thiaw, le 29 janvier.
La FRMF a déclaré que ces sanctions initiales ne « reflétaient pas la gravité des incidents », et la commission d’appel de la Caf a accepté, publiant un communiqué le 17 mars selon lequel le Sénégal avait contrevenu aux articles 82 et 84 du règlement de la concurrence.
L’article 82 précise que si une équipe « quitte le terrain avant la fin régulière du match sans l’autorisation de l’arbitre », elle est éliminée.
Le gouvernement sénégalais a répondu en appelant à une enquête sur des « soupçons de corruption » à la Caf, une affirmation rejetée par le président de l’instance dirigeante, Patrice Motsepe, qui a pris soin de souligner l’indépendance de la commission d’appel.
« Il est important que les décisions de notre conseil disciplinaire et de la commission d’appel de la Caf soient considérées avec respect et intégrité », a-t-il déclaré.
La décision finale quant à savoir qui remportera le titre de la CAN 2025 appartient désormais au Cas, la plus haute autorité judiciaire du sport.
« Pour mener cette croisade morale et juridique, nous avons nommé une équipe de professionnels aguerris et dotés d’une expertise indéniable », a annoncé Fall à Paris, entouré de membres de l’équipe juridique de la FSF.
L’un d’eux, l’avocat Seydou Diagne, a qualifié la décision de dépouiller le Sénégal de son titre de « si flagrante, si absurde, si irrationnelle ».
« La décision du jury d’appel ne peut même pas être considérée comme une véritable décision de justice sportive », a-t-il ajouté.
« C’est une atteinte inacceptable et intolérable aux droits fondamentaux de notre Fédération nationale de football. »
Son collègue Juan Perez a déclaré : « Un match qui était terminé, dont le résultat avait été décidé par l’arbitre, et qui est maintenant ré-arbitré administrativement – c’est sans précédent. Vous n’avez rien vu de tel. Cela pourrait changer le monde du football. »
La Caf a récemment mis à jour le bilan de l’Afcon 2025 sur son site Web pour classer le Maroc parmi les gagnants, bien que cette page semble désormais avoir été supprimée.
Alors que le Sénégal refuse de renoncer au trophée et que le défilé prévu samedi témoigne de son mépris, la bataille pour le titre de champion d’Afrique est loin d’être terminée.



