Candidat à la présidence de Organisation des Nations unies, Macky Sall franchit les premières étapes du processus sans bénéficier du soutien officiel de son pays. Cette situation intervient dans un contexte politique marqué par des prises de position critiques de certains responsables proches du pouvoir actuel.
Parmi les voix les plus tranchées, celle de Waly Diouf Bodiang, directeur du Port de Dakar et proche de Ousmane Sonko. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, il a exprimé son opposition à cette candidature en des termes directs : « Tu dirigeras l’ONU s’il y en a en enfer ». Il avait déjà estimé auparavant que « la triche et les coups fourrés ne passent pas à l’ONU » et qu’« une candidature traînant 80 martyrs n’a aucune chance de prospérer ».
Malgré ces critiques, l’ancien chef de l’État poursuit son parcours dans le processus de sélection. Il a récemment présenté sa candidature devant l’Assemblée générale, une étape importante dans la procédure. La suite s’annonce plus déterminante avec le passage devant le Conseil de sécurité, instance clé appelée à jouer un rôle central dans le choix final.

